Lorsque l’on parle de lésion du ligament croisé, c’est le plus souvent le LCA qui est impliqué (environ 80% des cas, contre 20% pour le ligament croisé postérieur). La réalisation d’une chirurgie réparatrice des ligaments croisés dépend alors principalement de l’âge du patient, de son niveau d’activité et de la gravité de la blessure.
Rééducation précoce et lésion du ligament croisé
Immédiatement après une lésion du LCA, c’est un traitement symptomatique qui est prescrit. Il se base sur l’application de froid, la mise au repos du genou et son immobilisation (attelle), ainsi que la prise d’anti-douleurs et d’anti-inflammatoires, parfois accompagnés d’anti-coagulants.
Par ailleurs, des séances de kinésithérapie doivent être débutées dès que possible. Elles poursuivent des objectifs multiples : réduction de l’œdème et des douleurs, maintien du tonus musculaire et récupération de la flexion articulaire.
Chez les sujets peu actifs, ces mesures peuvent suffire à obtenir un résultat compatible avec la vie quotidienne. On sera prudents, toutefois, avant de retenir un traitement non chirurgical de manière définitive chez un patient jeune, car en cas de déboitements récidivants du genou, cela augmente le risque de développer de l’arthrose à terme.
Par ailleurs, la rééducation précédemment évoquée peut aussi avoir pour but de préparer le genou à une éventuelle opération. Elle s’inscrit alors dans une stratégie de préhabilitation de plus en plus recommandée.
